Zoom sur

Les montgolfières

Posté le 28/07/2010
La terre vue du ciel est décidément plus belle
Les montgolfières

 Retrouvez l’esprit des frères de Montgolfier, rêvez avec Jules Verne. Le voyage en ballon est une aventure simple, au gré du vent. Un peu onéreux, certes, mais inoubliable. Petit tour d’horizon.

L’attente

Toutes les conditions climatiques doivent être réunies pour que les montgolfières s’élancent vers les nuages. Un vent calme et régulier (entre 5 et 20 km/h), un ciel dégagé, sans menace d’orage ou de pluie, une température pas trop élevée. Moments propices : peu après le lever du soleil ou peu avant son coucher. On vous confirme le vol 24 heures à l’avance, en précisant le lieu de rendez-vous.

Souffler le froid, souffler le chaud

Vous participez, si vous le souhaitez, aux préparatifs : étaler l’immense toile en nylon, fixer la nacelle en osier. Un puissant ventilateur envoie de l’air froid pour gonfler le ballon, qui se dresse ensuite sous l’effet de l’air chaud dégagé par le brûleur. Embarquez dans la montgolfière qui peut accueillir en moyenne quatre à six personnes, plus le pilote.

Le vent t’emportera

Une flamme de plusieurs mètres jaillit au-dessus de votre tête, vous vous élevez doucement. Destination inconnue. Chaque voyage est unique, c’est le vent qui décide. A la différence d’un ballon dirigeable, la montgolfière n’a pas de gouverne pour virer à droite ou à gauche. Le pilote peut cependant jouer avec les courants aériens en changeant d’altitude.

Radada

Adieu veaux, vaches, cochons… Vous pouvez grimper jusqu’à 1 000 mètres, dans un silence quasi parfait. Tout paraît minuscule. Le monde vous appartient. Un vol de canards sauvages, interloqués, croise votre chemin. Changement d’altitude, la terre se rapproche. Le pilote annonce qu’il va faire « radada » : vous effleurez la cime des arbres, caressez l’eau d’un lac…

Terminus

Selon les caprices du vent, l’atterrissage se fait ici ou là, dans un champ. Cramponnez-vous, cela peut secouer. Un véhicule a suivi le trajet du ballon pour vous ramener. Mais vous ne repartirez pas sans avoir pris un verre ou une collation, c’est la tradition. Certaines structures proposent le champagne. Après la grosse bulle, les petites bulles…

Frédéric Viaux

HISTOIRE

Tout commence avec une chemise gonflée par l’air chaud d’une cheminée… Joseph et Etienne de Montgolfier reproduisent l’expérience avec une toile en coton doublée de papier. Ainsi naît la « montgolfière ». La première démonstration publique a lieu le 4 juin 1783 à Annonay (Ardèche). Trois mois plus tard, les frères de Montgolfier présentent leur invention à Versailles devant Louis XVI. Un vol avec trois passagers : un mouton, un coq, un canard. Pour sa récompense, le mouton finira ses jours à la ménagerie royale. L’histoire ne dit pas ce que sont devenus ses deux compagnons. La question du premier vol « humain » se pose. Les frères de Montgolfier ont promis à leur père de ne jamais monter dans leur ballon… Le roi suggère de tenter l’aventure avec deux condamnés à mort, avant de se rétracter. Les heureux élus seront finalement Pilâtre de Rozier et le marquis d’Arlandes : le 21 novembre 1783, ils s’envolent au-dessus de Paris et entrent dans l’histoire.

INFOS PRATIQUES

• Prix : entre 130 et 250 € par personne.
• Durée moyenne : 1 h pour le vol, 3 h pour l’ensemble de la prestation (des préparatifs jusqu’au retour).
• Enfant : l’âge requis varie selon les organismes (de 4 à 13 ans).
• Vêtement : une petite laine suffit. La température là-haut est sensiblement la même qu’au sol. Le ballon vole dans le vent, il n’y a donc pas de courant d’air.
• Vertige ? Non, car vous ne touchez pas le sol.
• Internet : Fédération française d’aérostation (www.ffaerostation.org).

 

 

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