Dune de la pointe de Grave
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une sortie
Infos pratiques
- Gratuit
- Tarifs
- Horaires :
Accès libre, tte l’année.
-
Accessibilité :
Non Oui Non Printemps
Quand le sable s’en va
La dune de la pointe de Grave est haute. Et même si elle est loin d’atteindre les sommets de celle du Pilat, la grimpette essouffle un peu. Mais en haut, vous êtes récompensé : l’estuaire et l’océan s’étendent devant vous. Pour une fois, regardez aussi le sol que vous foulez. Le vent, le sable et les embruns ont donné à la flore des caractéristiques remarquables. Voyez comme les feuilles tirent vers le gris. La végétation résiste ainsi à la chaleur en réverbérant la lumière. Il faut dire que ses conditions de vie sont éprouvantes : le sol, mouvant de surcroît, est quasiment stérile, sans compter les températures extrêmes et le sel. Et pourtant, les plantes s’adaptent. Le tamaris blanc s’abreuve d’eau salée. Ses branches pleurent même littéralement du sel. Vous apercevez aussi des spécimens rares et endémiques comme la linaire à feuilles de thym et le silène de Thore. Cherchez l’oyat, avec ses feuilles longues, fines et cylindriques, qui s’enroulent sur elles-mêmes pour limiter leur transpiration. Quelques rares fleurs poussent ici, comme la giroflée des dunes, assez peu commune sur le littoral girondin. Des lézards ocellés se baladent. Les insectes, eux, ont choisi le mimétisme. Scrutez le sable encore plus près : le criquet enrubanné se fond parfois dans le « paysage ».
Coin du curieux
Peu à peu, la dune s’érode. Malgré les efforts de l’homme, la nature et le vent reprennent leurs droits et le sable s’enfuit inexorablement dans la mer.
Coin du curieux
Peu à peu, la dune s’érode. Malgré les efforts de l’homme, la nature et le vent reprennent leurs droits et le sable s’enfuit inexorablement dans la mer.













