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Infos pratiques

  • Horaires :

    Accès libre, tlj, tte l’année. Respectez ce lieu de prière.

  • Accessibilité :
    Non Non
    Non Toutes saisons

Un parfum de Chine

Il n’y a jamais eu de communauté asiatique à La Selle-Guerchaise, dans ce village d’à peine cent trente âmes. Pourtant, il y trône une pagode, tel un temple d’Extrême-Orient mais affectée au culte catholique. Edifiée en 1878, elle est l’œuvre de l’abbé François Lizé. Longtemps missionnaire en Chine, il avait été rapatrié en France trois ans plus tôt, malade, puis nommé recteur de cette paroisse. Et c’est par bateau qu’il fait venir du lointain pays les boiseries utiles à la construction. Avant d’entrer, vous appréciez le jeu d’appliques en bois, dessinant sur chaque pan de l’édifice octogonal de fausses balustres et fenêtres. A l’intérieur, les murs peints arborent un décor de frises géométriques, de colonnes, de chapiteaux et de fleurs plantées dans des poteries rappelant celles de l’empire du Milieu. Derrière l’autel, dans une niche recevant une lumière zénithale, vous remarquez une statue polychrome de sainte Anne, la patronne des Bretons avec les yeux… bridés. Elle est pourtant datée du xvie siècle et proviendrait d’une autre chapelle locale. Vous repartez après avoir porté votre regard sur le portrait du missionnaire à longue barbe. Puis vous refermez les portes. Et apercevez sur chaque vantail une série d’idéogrammes chinois. Encore un mystère à percer.

Coin du curieux
François Lizé est né à Châteaugiron en 1838. Après la construction de la pagode, il repart en Chine, à Wing-Long, où il meurt le 8 février 1887.

 

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